La bourse McConnell est ouverte aux étudiants de maitrise ou de doctorat des départements de sciences économiques et d’histoire à l’Université de Montréal, et vise à promouvoir des projets de recherche d’études supérieures dans l’intersection des études américaines, de l’économie et de l’histoire.
Bourses du Département de sciences économiques
La Chaire McConnell en économie appliquée est heureuse d’annoncer la création d’une bourse doctorale destinée aux étudiant.e.s du programme de doctorat en sciences économiques de l’Université de Montréal.
L’objectif est d’encourager la recherche en économie appliquée, incluant l’utilisation de données américaines. La bourse sera octroyée à un·e doctorant.e réalisant une thèse en économie appliquée, incluant au moins un article fondé sur des données américaines, sous la direction ou codirection de la titulaire, Andriana Bellou.
Financement :
Le montant total de la bourse est de 30 000 $ par étudiant.e, réparti comme suit :
- 10 000 $ au début de la 3ᵉ année
- 10 000 $ au début de la 4ᵉ année
- 10 000 $ au début de la 5ᵉ année
Cette portion du financement s’ajoute au soutien financier régulier offert à l’étudiant.e par le département.
À compter de la quatrième année, l’étudiant.e recevra également une subvention de voyage annuelle pour soutenir la présentation de ses travaux dans des colloques scientifiques et la diffusion de ses recherches.
Bourses du Département d’histoire
Les bourses McConnell du Département d’histoire sont financées par La Chaire McConnell en études américaines et sont destinées aux étudiant.es du Département d’histoire de l’Université de Montréal. L’objectif de ces bourses est de favoriser, aux études supérieures, la recherche en histoire des États-Unis depuis la période de colonisation jusqu’à nos jours.
Seuls les étudiant.es inscrit.es à temps plein à un programme de maîtrise ou de doctorat au Département d’histoire de l’Université de Montréal sont admissibles.
Mise en candidature
Les candidat.es intéressé.es doivent soumettre au comité de sélection une demande incluant les quatre pièces suivantes :
- une description (un texte de 1500 mots) du projet de recherche ;
- une lettre de recommandation de leur directeur ou directrice de recherche au programme de maîtrise ou de doctorat ;
- leur curriculum vitae ;
- leur plus récent relevé de notes officiel.
Les documents doivent être envoyés en version électronique sous forme de pièces jointes à l’adresse courriel suivante : meagan.wierda@umontreal.ca
Récipiendaires des bourses des années précédentes
Juste Djabakou, Ph. D. Sciences économiques (2024)
Champs d’intérêt: Macroéconomie, économie financière.
La dette rachetable est devenue une caractéristique dominante du marché obligataire des entreprises aux États-Unis, notamment après la crise financière mondiale. Ce projet étudie l’interaction dynamique entre cette option de rachat et les décisions d’investissement et de financement des entreprises. En utilisant des données sur les émissions de dettes des entreprises aux États-Unis, je montre que les entreprises présentant un risque de crédit élevé ont tendance à émettre davantage d’obligations rachetables. Pour saisir ces dynamiques, je développe un modèle d’entreprises hétérogènes intégrant des décisions d’investissement, des obligations non rachetables et rachetables, des options de rachat et le risque de défaut. Le modèle met en évidence que les petites entreprises, ayant un risque de crédit élevé, sont plus susceptibles d’émettre des obligations rachetables, mais tendent à les racheter moins fréquemment. Cependant, ces entreprises réagissent beaucoup plus fortement lorsqu’elles exercent l’option d’achat, en réponse à une baisse des taux d’intérêt. La réaction des investissements à une baisse d’un point de pourcentage des taux d’intérêt est 2% plus importante par rapport à une économie de référence sans dette rachetable, soulignant l’effet amplificateur des dettes rachetables sur la sensibilité des entreprises à la politique monétaire.
Noémie Martin, Ph. D. Sciences économiques (2024)
Champs d’intérêt: Économie environnementale
Le projet porte sur la régulation des émissions de transport des ménages, secteur clé pour atteindre les objectifs climatiques des États-Unis en 2050. Il analyse comment l’hétérogénéité des ménages (revenus, lieu de résidence et accès au télétravail) influence leur comportement face à deux approches réglementaires : une taxe carbone et un système d’échange de quotas d’émission pour les ménages (Personal Carbon Trading). En utilisant des données du National Household Travel Survey sur les habitudes de transport des ménages et leurs émissions, cette étude combine des modèles théoriques et une analyse empirique. L’objectif est d’évaluer les impacts redistributifs et environnementaux de ces politiques pour proposer des régulations efficaces et équitables.
Régis Kouassi, Ph. D. Sciences économiques (2023)
Champs d’intérêt: Recherche empirique en économie environnementale, économie urbaine, économie appliquée.
« Inondations et qualité de l’infrastructure en eau aux États-Unis » : Ce projet de recherche part de deux constats. D’une part, la littérature scientifique s’intéressant aux changements climatiques prédit un accroissement de la fréquence des événements extrêmes liés à l’eau et de leurs intensités. D’autre part, de récents articles en sciences économiques indiquent que les événements climatiques extrêmes de l’eau, tels que les ouragans et les inondations, affectent négativement les économies locales. Le présent projet de recherche contribue à la littérature naissante s’intéressant au rôle des infrastructures comme moyen d’adaptation face aux changements climatiques. Plus précisément, l’on étudie le rôle de la qualité des infrastructures en eau dans la détermination des effets économiques des inondations aux États-Unis. Pour ce faire, sont collectées des données sur le niveau des cours d’eau, des données météorologiques, ainsi que des informations sur les besoins d’investissement en capital non financés dans le secteur de l’eau. La suite du projet se consacre à la mise en place d’un cadre méthodologique permettant des évaluations quantitatives.
Mikael Dumont, Ph.D. Histoire : « Le rôle social de la fête dans les communautés rurales francophones d’Amérique du Nord (1780-1880) »
Ce projet focalise sur le rôle social et identitaire des réjouissances populaires dans la société canadienne, en particulier, entre la fin du XVIIIe siècle et la seconde moitié du XIX siècle. Des exemples festifs provenant de trois autres populations francophones, qui habitaient des territoires aujourd’hui situés aux États-Unis, c’est-à-dire la région de Détroit, le Pays des Illinois et la Louisiane, sont également analysés afin de mettre en lumière ce qui s’avère singulier dans ces diverses cultures festives et ce qui ressemble plutôt à une généralité francophone nord-américaine. L’objectif est de faire ressortir comment les réjouissances populaires, au lieu d’exister en marge des communautés, s’insèrent et s’adaptent au cadre socioculturel de chacune des populations.
Pierre Lavoie, Ph.D. Histoire : « Mille après mille. Arts populaires, mobilité, mémoire et identités francophones du Nord-est américain (1934-1976) »
En se concentrant sur les pratiques de culture populaire, comme les tournées de spectacles de variétés, cette thèse vise à étudier les ruptures et les continuités au sein des projets identitaires canadien-français et franco-américain suite à l’arrêt des grandes chaînes migratoires unissant le Québec et la Nouvelle-Angleterre en 1930. En résulte la mise au jour d’un espace transfrontalier où des artistes ayant eux-mêmes vécu la migration mettent à profit leur expérience pour développer des circuits professionnels qui leur permettent de concilier leurs propres nécessités économiques et les besoins de continuité culturelle et identitaire des migrants.
George Ngoundjou, Ph. D. Sciences économiques
Champs d’intérêt : Recherche empirique en économie, économie du travail, économie immobilière.
Depuis le début des années 90, on observe aux États-Unis une rapide augmentation de la participation des individus de 55 ans et plus sur le marché du travail. Ma recherche porte sur la compréhension des déterminants de ce phénomène. Après avoir exploré le rôle de la santé et de la « Grande Récession » de 2008, je m’intéresse depuis plus récemment à l’importance du boom immobilier des années 1994 à 2005 dans l’offre de travail et l’endettement des personnes âgées aux États-Unis. Ce travail est fondamental pour comprendre l’impact de politiques affectant les prix de l’immobilier ou le marché du travail. Elle devrait aussi donner un éclairage particulier aux causes et conséquences de la « Grande Récession ».
Herve Zeida, Ph. D. Sciences économiques : « Essays in Taxation »
Cette thèse vise à comprendre les effets de la taxation sur l’activité entrepreneuriale et la dynamique de l’inégalité de la richesse et du revenu aux États-Unis. « Le capital au 21e siècle » de Piketty (2014) a ravivé les débats autour de la question de la répartition inégalitaire des revenus et de la richesse dans les pays développés, et spécifiquement aux États-Unis. La nouvelle réforme fiscale votée l’année dernière par le Congrès Américain sous la houlette du Président Donald Trump, est une réforme majeure aux États-Unis depuis celle de Reagan en 1986. Cependant, la grande réduction de la charge fiscale pour les gens d’affaires et les grandes firmes relativement aux travailleurs suscite de grandes interrogations sur les potentiels effets de cette réforme fiscale sur la croissance et les inégalités déjà croissante mentionnée par Piketty. Ce projet vise dès lors à prédire les effets sur la production, les prix, la répartition du revenu et de la richesse ainsi que le bien-être dans l’économie américaine dans les années à venir.
